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Retours de terrain
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Retours de terrain

Jouer de nuit en CQB : ce que la vision nocturne ne fait pas

Retour sur une partie Night Raid à Nice, et sur les réflexes qui changent quand la lumière disparaît.

Thomas Ferrand · Rédaction Green Area

· 8 min de lecture

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Trois mille mètres carrés de friche industrielle, aucune lumière ambiante, trente joueurs. La première leçon d'une partie nocturne en espace clos, c'est que le matériel high-tech compte beaucoup moins que la discipline sonore.

Le bruit te trahit avant la lumière

Dans un bâtiment, le son porte et rebondit. Une boucle de ceinturon qui claque, une semelle qui crisse, une respiration mal contrôlée : chacun de ces signaux donne ta position plus sûrement qu'un reflet sur ta lunette.

Les équipes qui progressent le mieux avancent lentement, s'arrêtent souvent, et communiquent par contact physique plutôt qu'à la voix. Cela paraît excessif jusqu'au moment où l'on se fait prendre trois fois de suite.

« En CQB nocturne, la vitesse est un défaut. Ceux qui gagnent sont ceux qui acceptent de mettre vingt minutes à traverser un couloir. »

La lampe : arme à double tranchant

Une lampe tactique aveugle l'adversaire une demi-seconde et révèle ta position pour les cinq suivantes. Les joueurs expérimentés l'utilisent en impulsions courtes, jamais en continu, et se déplacent immédiatement après chaque allumage.

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